L’animatrice de Racines mauriciennes, Valérie Deschamps, nous propose de l’accompagner à travers son périple en Mauricie alors qu’elle va à la rencontre de Pierre, Louise, Simone et bien d’autres personnes aînées de notre territoire à la recherche des histoires fascinantes du monde ordinaire; ces histoires qui au fil du temps ont tricoté notre identité collective régionale.

Cette série est produite par La Gazette de la Mauricie et présentée par la Société Saint-Jean-Baptiste de la Mauricie. Elle est aussi rendue possible grâce à la contribution du Gouvernement du Québec et de son programme Québec ami des aînés.

Valérie Deschamps – Racines mauriciennes – avril 2021

Sous sa plume, histoires du quotidien et histoires du millénaire ont pris racine dans le récit mauricien. Son regard attentif, son écoute et ses questionnements de « chien de garde de la démocratie » ont permis à la population d’avoir l’heure juste. Louise Plante a su, pendant 34 ans, mettre en mots la grande comme la petite histoire des gens de notre région. Cette fois-ci, c’est la sienne qui sera racontée dans cet épisode de Racines mauriciennes.

« Il y a dans nos personnalités des caractéristiques qui nous sont très propres. Moi, c’était le sens de la justice. Le sens de la justice sociale! » raconte d’emblée la journaliste à la retraite. Après un saut en Droit, c’est le milieu journalistique qui lui a permis d’abreuver ces envies d’égalité et d’équité. « J’aime bien dire que j’aimais être un chien de garde de la démocratie ! » raconte-t-elle en rigolant.

Louise Plante – Crédits : David Leblanc

La sinueuse Saint-Maurice a accompagné bon nombre de voyagement de l’ex-journaliste. « J’étais un peu comme Émilie Bordeleau dans son école, je faisais tout! » compare Louise. Ayant débuté sa carrière dans un des bureaux régionaux du Nouvelliste, elle devint la première femme à travailler dans le bureau latuquois du quotidien. « Mes collègues étaient tous des hommes et être une célibataire à cette époque-là, c’était quelque chose, je dirais » se plait-elle à se remémorer, yeux rieurs au ciel. « C’était représentatif d’une époque, aussi », ajoute-t-elle à la fin de ses anecdotes.

L’effervescence d’une époque

Le plaisir de patauger dans la joute politique illumine encore les yeux de notre invitée. Dans les années 80-90-00, elle a couvert tant la scène politique que le milieu syndical. « À l’époque, on avait des journalistes qui étaient affectés juste aux affaires syndicales. Eille j’en ai couvert moi des grèves dans le milieu de la santé » se rappelle celle qui fut aussi, présidente de son syndicat au Nouvelliste. D’ailleurs, la scène politique a stimulé la femme de carrière. « C’est un peu comme une consécration pour une journaliste locale, couvrir le conseil municipal de sa ville ! ». D’ailleurs, aujourd’hui encore, elle se garde informée. La politique, qu’elle soit municipale, provinciale ou fédérale, Louise Plante en dévore!

Parce que tous les visages d’une collectivité peuvent être racontés

Outre les débats politiques et les conflits syndicaux, Louise s’est passionnée pour l’histoire locale et communautaire. Dans la bibliothèque de Louise, un œuf métallique trône sur son piédestal et attire mon attention. C’est le prix Claude-Masson de l’Association canadienne des périodiques catholiques. Cette récompense « honore la qualité du travail journalistique d’une personne ou d’une publication qui œuvre dans la presse écrite francophone du Canada et qui se distingue par la promotion qu’elle fait de valeurs éthiques et humaines telles que la charité, la justice, la paix, la solidarité et le respect de la vie ». Quelque chose de tout à fait honorable si vous voulez mon avis! Ce prix-là, Louise l’a reçu avec surprise. « Habituellement, ce sont les grands quotidiens tels que La Presse ou Le Devoir qui mettent la main dessus », m’explique-t-elle. « C’est un reportage que j’avais écrit sur les nouveaux visages de la pauvreté qui m’a valu les honneurs. J’étais très contente et très fière, surtout qu’on ne m’avait pas dit qu’il avait été soumis ! » ajoute-t-elle. D’ailleurs, cet « œuf » résume bien le type d’articles que Louise appréciait rédiger. Des articles donnant une voix à sa communauté, parlant des différentes questions sociales de son coin de pays et de ses plus petits et magnifiques secrets.

Parce qu’être un « chien de garde de la démocratie », c’est oui, garder un œil ouvert sur la joute politique, mais c’est aussi aider à la prise de parole de toutes et tous, pour que même les plus simples parcelles de notre collectivité, soient entendues, mais surtout écoutées.

Pour en apprendre davantage sur le parcours trépident de Louise Plante, visitez le www.racinesmauriciennes.com.

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