Maude Mainville, octobre 2019

Il y a maintenant trois ans, j’ai décidé d’intégrer le comité environnement de mon école secondaire. Je ne savais pas alors dans quelle montagne russe d’émotions je m’embarquais.

Au tout début, je ne croyais pas que ce comité aurait un impact sur ma vie. Pour dire vrai, je ne croyais même pas que nous pouvions avoir un impact sur l’environnement. J’ai rapidement réalisé que j’avais tort car après seulement quelques mois d’implication, j’ai participé à la deuxième édition du sommet jeunesse sur les changements climatiques. J’ai pu y acquérir les connaissances nécessaires afin de réaliser l’ampleur de ce phénomène. Cet événement m’a également montré que nous étions beaucoup dans cette lutte et que nous étions tous très motivés.

environnement
Maude Mainville en entrevue avec La Gazette de la Mauricie au mois de juin 2019 . Crédits: Dominic Bérubé

Cela m’a poussée à m’engager encore plus dans la cause des changements climatiques. Depuis, j’ai eu la chance de prendre la parole à des marches pour l’environnement dans la ville de Trois-Rivières ainsi que dans les médias avec d’autres jeunes.

Entre autres, en décembre dernier, à mon école, nous avons déclaré l’état d’urgence climatique ce qui nous a permis de mobiliser toute notre école, ainsi que plusieurs autres de la Mauricie. Nous sommes ensuite allés lire cette déclaration aux commissaires de la commission scolaire du Chemin-du-Roy et au conseil municipal de Trois-Rivières. Cette dernière opportunité nous a permis de rencontrer deux ministres du gouvernement provincial ainsi que le député qui représente Trois-Rivières au niveau fédéral.  Ces rencontres ont été très enrichissantes pour moi mais j’en suis toujours ressorti avec l’impression que rien n’avait progressé au niveau de la cause. J’avais l’impression que les décideurs que nous avions rencontrés nous entendaient mais ne nous écoutaient pas. Malgré cela, le député que nous avons rencontré au fédéral nous a donné sa prise de parole d’une minute au parlement canadien. Nous avons donc pu écrire un message qui a été lu devant les personnes les plus influentes du pays. Savoir que le premier ministre a entendu notre cri du cœur nous a vraiment remonté le moral en cette fin d’année.

Pour moi, être une jeune en 2019 vient avec un très grand sentiment d’impuissance et d’incompréhension face à la situation actuelle et à notre futur. M’impliquer en environnement m’a aidée à utiliser cette émotion afin d’apporter un changement positif à la situation actuelle.

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