Judith McMurray – Avril 2020

LA PART DU DIABLE ( Disponible sur onf.ca et Tou.tv.)

VO Documentaire / essai de Luc Bourdon, Québec, 2018, 102 min. Avec Robert Charlebois, Armand Vaillancourt et Pauline Julien.

Tout comme dans son précédent documentaire La mémoire des anges (réalisation également disponible en ligne), Bourdon propose un montage d’extraits de films tournés au Québec. Ceux-ci s’avèrent être des archives de l’Office national du film du Canada datant des années 1970. Dans cette ère post-Révolution tranquille, on y voit des scènes du quotidien : des travailleurs, des familles, des manifestants, des discours de politiciens, bref, un paysage social et culturel en transformation. Au fil du long-métrage, on découvre une sphère artistique québécoise qui se déployait à pleine vapeur et qui alimentait un sentiment d’appartenance envers la nation. Dans La part du diable, on peut voir et entendre plusieurs personnalités connues, telles que René Lévesque, Micheline Lanctôt, Robert Charlebois et Pauline Julien.

Visionnez le film sur le site de l’ONF

CHIEN DE GARDE (Disponible sur Crave et Google Play)

VO Drame de Sophie Dupuis, Québec, 2018, 87 min. Avec Jean-Simon Leduc, Théodore Pellerin et Maude Guérin.

Choisi pour représenter le Canada aux Oscars dans la catégorie du meilleur film étranger en 2018, Chien de garde est devenu un incontournable. Pour son premier long-métrage de fiction, Dupuis frappe fort en présentant une petite famille de Verdun vivant dans une situation précaire. C’est par des activités criminelles que l’aîné, J-P (Jean-Simon Leduc) parvient à combler les besoins des siens. Cependant, ce mode de vie s’accompagne bien souvent de pression et de désarrois. La structure narrative de l’œuvre se déploie de manière impressionnante. Elle maintient le spectateur captivé de la première minute jusqu’à la dernière. De plus, les divers choix techniques et scénaristiques, tels que les prises de vue, le rythme et le ton sont tous réussis et pertinents. Cette réalisation percutante est à ne pas manquer.

LES AFFAMÉS (Disponible sur Netflix)

VO Horreur / drame de Robin Aubert, Québec, 2017, 103 min. Avec Marc-André Grondin, Monia Chokri et Micheline Lanctôt.

De l’horreur comme on en voit rarement au Québec. Aubert opte pour un scénario amalgamant le réalisme et le fantastique : un village québécois est envahi par une épidémie de zombies. Les créatures morbides répandent leur virus rapidement et menacent de transformer les villageois. On y suit quelques survivants qui tentent de s’enfuir tout en rescapant ceux n’étant pas devenus morts-vivants. L’angle adopté pour raconter le récit est original. On alterne constamment entre l’effet d’anticipation et de surprise tout en ayant une trame très lente, vaporeuse et lourde. La caméra, le son et les éclairages préconisés dans le long-métrage créent une parfaite corrélation anxiogène. Bien que le thème du zombie fut à maintes reprises utilisé dans les dernières années, l’adaptation du sujet dans ce film est assez épeurante.

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