Judith McMurray – Août 2020

SUSPECT NUMÉRO UN

V.F Policier / Thriller de Daniel Roby. Canada. 2020. 135 min. Avec Antoine-Olivier Pilon, Jim Gafigan et Josh Hartnett.

Voilà un récit librement inspiré de la troublante, mais réelle histoire de l’héroïnomane de 25 ans Alain Olivier (nommé Daniel Léger dans le film). Le long-métrage prend place à la fin des années 80 alors qu’on suit le journaliste Victor Malarek du Globe and Mail qui enquête sur l’emprisonnement de ce jeune homme. À travers son investigation, Malarek découvrira une erreur importante s’étant produite au sein du corps policier. La trame narrative alterne donc entre le journaliste, le jeune accro et l’unité policière. La réalisation de Roby (La peau blanche, Funkytown, Louis Cyr : L’homme le plus fort du monde) est efficace, mais prévisible. Suspect numéro un se veut une œuvre dérangeante qui demeure lisse dans sa présentation. Le scénario ne révèle pas d’effet de surprises ou de montée dramatique fulgurante. On opte davantage pour des éléments choquants qui apparaissent graduellement. Les montages visuels et sonores sont bien articulés et cohérents entre eux, ce qui rend l’écoute du long-métrage agréable. Malgré que ce thriller ne révolutionne pas le genre, il faut admettre que le trio d’acteurs convaincant et le récit tordu font que le 2h15 de visionnement file à toute allure.

FLASHWOOD

V.O française. Drame / comédie de Jean-Carl Boucher. Canada. 92 min. Avec Pier-Luc Funk, Antoine Desrochers, Simon Pigeon et Karelle Tremblay.

On dévoile un portrait des étés latents en banlieue perçu par de jeunes hommes d’abord adolescents, ensuite vingtenaires. Le récit tourne autour de deux frères et leurs amis alors qu’ils se croiseront les uns les autres à différents moments de leur vie. Le scénario se déploie sur une période de 7 ans où les protagonistes se remettent en question et cherchent sens à leur existence. En visionnant ce long-métrage, on comprend que Boucher (acteur principal dans 1981, 1987 et 1991) souhaitait pour son premier film expérimenter de nombreux éléments cinématographiques : ralentis, caméra épaule, écran de couleur, etc. On reconnait ainsi plusieurs références et inspirations du cinéma français des années 50. Cependant, ces effets n’ont pas nécessairement de sens entre eux ce qui alourdit la forme de l’œuvre. En d’autres mots, Flashwood peut être comparé à un recueil de textes où l’on raconte multiples histoires plus ou moins reliées entre elles. Il n’y a pas de fil conducteur, on laisse plutôt le spectateur comprendre et définir lui-même les limites du récit. Mention spéciale à l’impressionnante brochette d’actrices et acteurs. Bien que la plupart n’aient que quelques dialogues, leur chimie et leur naturel crèvent l’écran.

 

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