Magali BoisvertPar Magali Boisvert, 8 août 2018

À l’approche du dimanche 12 août, journée J’achète un livre québécois (ou deux ou trois…), l’étudiante en littérature que je suis s’est déjà fait une liste de souhaits. Curieux de savoir quels nouveaux titres je recommanderais aux dévoreurs de livres de tous genres ? Voici une petite liste.

Pour les amateurs de bandes dessinées et romans graphiques : la revue Planches et Le dernier mot

La revue Planches.

Bon, je triche un peu en vous recommandant la revue de bandes dessinées Planches plutôt qu’un livre en tant que tel, mais c’est un de mes plus gros coups de cœur de l’année. Créée par deux passionnées des BD, Planches est une revue mettant en vedette des bédéistes du Québec surtout, mais aussi de France et d’ailleurs. Tous les styles se côtoient, et la lecture de Planches se déroule comme un repas au buffet chinois : un plat n’attend pas l’autre, et on dévore tout d’une traite !

 

Coup de cœur également pour Le dernier mot, roman graphique écrit par Caroline Roy-Élément et illustré par la talentueuse Mathilde Cinq-Mars, toutes deux Mauriciennes, publié chez Mécanique générale. C’est le récit touchant et tendre d’un grand-père qui révèle à la surprise de toute sa famille qu’il a toujours été analphabète. Des images magnifiques côtoient un texte sensible qui fait l’effet d’une bonne soupe aux pois réconfortante.

 

Pour les écolos dans l’âme : Demain le Québec : des initiatives inspirantes pour un monde plus vert et plus juste

Ce collectif de la fondation David Suzuki suit les pas du mouvement Demain, initié par le documentaire français du même nom qui a amorcé une petite révolution écolo un peu partout sur le globe. Ce livre garde le même ton optimiste que son confrère littéraire hexagonal, mais avec des initiatives toutes québécoises. Inspirant et motivant !

 

Pour des lectures féministes : Pourquoi les filles ont mal au ventre et Le principe du cumshot : le désir des femmes sous l’emprise des clichés sexuels 

Le livre Pourquoi les filles ont mal au ventre, écrit par Lucille de Pesloüan et illustré par Geneviève Darling, est une sorte d’ovni dans le paysage littéraire : sorte de roman graphique, il ressemblerait à un album jeunesse s’il ne contenait pas des sujets aussi sensibles. Une pléthore d’enjeux féministes sont abordés, comme la culture du viol, le sexisme, et j’en passe. Une lecture très, très rapide mais qui ne s’oublie pas rapidement.

Dès que j’ai appris il y a un an ou deux que Lili Boisvert sortirait un essai féministe, j’étais impatiente de m’y plonger. Le principe du cumshot peut rebuter certains à cause de son titre provocant, mais ne vous y trompez pas ; même si l’auteure se permet parfois un ton plus populaire, il s’agit véritablement ici d’un essai rigoureux et truffé de références scientifiques. Mise en garde : si vous êtes comme moi, c’est-à-dire hétérosexuelle, vous ne verrez plus votre sexualité et la séduction de la même manière.

Mes coups de cœur qui n’entrent dans aucune catégorie : Faire œuvre utile : quand l’art répare des vies, Portraits de Montréal et Le peuple arpenteur

Faire œuvre utile : quand l’art répare des vies, ouvrage d’Émilie Perreault, est un petit bijou. Si vous n’en avez pas déjà entendu parler, je vous encourage à sortir votre liste de souhaits pour l’y ajouter. Au fil des pages, on découvre à quel point l’art et les artistes peuvent changer une vie. Des gens « ordinaires » et des artistes témoignent d’expériences marquantes les ayant liés à travers l’art, et vous ne ressortirez pas de cette lecture les yeux secs.

Le livre Portraits de Montréal rassemble nombre de textes et photos provenant de la page Facebook du même nom, elle-même inspirée, vous l’aurez deviné, de la célèbre page Humans of New-York, créée par Brandon Stanton. Le principe est simple, mais transformateur : un photographe se promène dans les rues de la ville (ici, Montréal) avec son appareil et capture des moments d’humanité chez ses modèles, dont le témoignage personnel est documenté sur la page. Ce livre est dans ma ligne de mire depuis des lunes. Peut-être me laisserai-je tenter cette année…

Si vous souhaitez que votre achat ait de réelles répercussions sur la société, Le peuple arpenteur est le livre pour vous. Recueil collectif des Affranchis mis au monde au centre de jour de Point de rue, c’est un «livre d’artistes recueillant les œuvres de près de soixante-dix artistes de différentes réalités: artiste établis, artistes émergents, artistes de l’ombre et des rues, artistes de la grande marge sociale»[1]. En vente en ligne et à la librairie Poirier.

[1] http://www.lesaffranchis.coop/produit/le-peuple-arpenteur-et-album/

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