Laura Lafrance – Dossier spécial: Se refaire une santé – mai 2020

Au cours des dernières semaines, la situation causée par la pandémie de la COVID-19 a chamboulé bien des aspects de notre quotidien; tandis que certain.es ont dû s’adapter aux nouvelles mesures sanitaires imposées dans leur milieu de travail, d’autres se sont vu.es dans l’obligation de faire du télétravail ou encore, d’être temporairement mis.es à pied. À l’exception des travailleurs et des travailleuses des services essentiels qui ne peuvent être en confinement en raison de la nature de leur emploi, le peuple québécois a dû, et doit encore à ce jour, rester à la maison afin de limiter la propagation du virus; bien qu’au niveau sanitaire cela pourrait sembler idéal, il demeure que ce confinement peut, à la longue, devenir une importante source d’anxiété, d’ennui et de solitude. Dans les dernières semaines, des médias ont mentionné que plusieurs individus trouvaient cette période d’adaptation difficile; qu’en est-il de ceux et celles qui, habitué.es à cette solitude, vivent ainsi depuis déjà longtemps?

Les répercussions du confinement

Dans une série de trois guides axés sur la santé mentale, le Gouvernement du Québec offre des trucs et des astuces afin « d’affronter sainement » l’anxiété, le stress et l’ensemble des sentiments négatifs qui peuvent être causés par la situation entourant la propagation de la COVID-19. Dans son guide « On protège aussi sa santé mentale! », il est mentionné que, sur le plan physique, ces sentiments peuvent se manifester par des maux de tête, des problèmes gastro-intestinaux ou des troubles de sommeil entre autres choses. Pour ce qui est des plans psychologique et émotionnel, il est possible de ressentir des inquiétudes, d’avoir une vision négative des événements quotidiens et de se sentir découragé.e; pour ce qui est du plan comportemental, il peut être normal de s’isoler et de se replier sur soi-même. Pour être en mesure de bien s’adapter à ce confinement et à la solitude qui l’accompagne presque inévitablement, on y suggère d’être indulgent.e envers soi-même, de verbaliser ses émotions et de demander de l’aide lorsque l’on se sent dépassé.e. On y souligne aussi l’importance de pratiquer des activités qui nous procurent du plaisir. Plusieurs idées sont proposées pour aider ceux et celles qui trouvent le temps long; en effet, de nombreuses activités, allant des loisirs créatifs à la détente et aux activités physiques intérieures, y sont énumérées. Même s’il est présentement impossible de se rassembler, le Gouvernement insiste pour que nous demeurions en santé et ce, autant au niveau physique que mental.

Une initiative d’ici

Bien qu’une grande partie de la population ait dû apprendre à vivre dans cette solitude, il semble important de se rappeler qu’il y a également certaines personnes qui, en temps normal, n’ont pas la chance d’entretenir des relations sociales de façon régulière. Que ce soit les personnes âgées qui sont isolées et seules, les personnes à mobilité réduite ou certaines personnes provenant de communautés plus à risque qui elles la connaissent très bien, la solitude, il serait notre devoir en tant que société d’offrir les outils à ces dernières afin de leur permettre d’être accompagné.es, en situation de pandémie ou non. L’organisme Les Petits Frères offre notamment un programme d’accompagnement pour les personnes âgées qui se sentent seules; via leurs bénévoles, ces dernières sont épaulées et accompagnées jusqu’à la fin de leur vie. Toutefois, en cette période de pandémie, la distanciation physique étant de mise, l’organisme a ouvert une ligne téléphonique où sont offerts affection, soutien moral et réconfort. Plusieurs autres organismes qui tentent de sortir ces individus souvent marginalisés de cette solitude qui est presque inévitable ont dû cesser leurs activités en raison de la pandémie. Bien que la solitude n’existe pas uniquement qu’en temps de pandémie, cette crise sanitaire pourrait être une opportunité de réfléchir à la place qu’elle occupe dans la vie de nombreux Québécois et de nombreuses Québécoises.

Consultez les autres articles du dossier : Se refaire une santé

Sources :

Page web du Gouvernement du Qc sur le stress, l’anxiété et la déprime associés à la COVID-19 : https://www.quebec.ca/sante/problemes-de-sante/a-z/coronavirus-2019/stress-anxiete-et-deprime-associes-a-la-maladie-a-coronavirus-covid-19/

Guides du Gouvernement du Qc pour la santé mentale :

 

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