L’animatrice de Racines mauriciennes, Valérie Deschamps, nous propose de l’accompagner à travers son périple en Mauricie alors qu’elle va à la rencontre de Pierre, Louise, Simone et bien d’autres personnes aînées de notre territoire à la recherche des histoires fascinantes du monde ordinaire; ces histoires qui au fil du temps ont tricoté notre identité collective régionale.

Cette série est produite par La Gazette de la Mauricie et présentée par la Société Saint-Jean-Baptiste de la Mauricie. Elle est aussi rendue possible grâce à la contribution du Gouvernement du Québec et de son programme Québec ami des aînés.

Valérie Deschamps – Racines Mauriciennes – Février 2021 

Il n’y a pas d’âge pour partager du bonheur. Ce désir d’aider, après de nombreuses années de bénévolat, brille toujours dans les yeux de Simone Hémon et Gertrude Berthiaume. Deux femmes qui ont donné pendant longtemps, et qui continuent de donner. Les récits de ces deux dames se sont croisés jadis, au centre même de la Mauricie. C’est leurs histoires que Racines mauriciennes met en lumière ce mois-ci.

Cachées derrière leurs sourires fiers d’expériences, Simone et Gertrude comptabilisent ensemble plus de 9 décennies de bénévolat au sein du Centre d’action bénévole de Grand-Mère (CAB de Grand-Mère). « C’est assurément comme ma deuxième famille », s’empresse de préciser Simone. Les deux octogénaires s’y sont d’ailleurs connues et depuis, leurs petites mains s’y font allées allégrement pour le bien de leur collectivité.

Louches et couteaux !

D’une efficacité sans nom et d’une grandeur d’âme remontant à leur plus tendre enfance, l’amour de la bouffe a guidé les premières actions de Simone et Gertrude au sein du CAB de Grand-Mère. Préparer les repas mais surtout les partager. « J’ai été baladeuse ! On allait porter des repas aux personnes âgées mais ce n’était pas comme aujourd’hui. Non, non ! C’était de l’ouvrage ! », me raconte Simone, en énumérant les étapes à faire une fois la nourriture prête à servir. Les plats d’aluminium, la louche, la vaisselle aweille par-là ! « Moi, je me souviens de mon premier dessert. Mon mari m’a demandé de préparer ça et c’était un genre de pudding au riz avec de la crème fouettée et de la salade de fruits », m’explique de son côté Gertrude. Elle ajoute, rire aux lèvres, qu’elle en était fière car on lui en avait redemandé. Du bon dans toute sa simplicité !

En plus de donner de leur temps, elles ont été contagieuses à l’intérieur de leur propre famille.    « Je me souviens, quand mes filles venaient en vacances on faisait la vaisselle qu’on ramenait à la maison », me mentionne Gertrude. « Moi aussi mes deux filles font du bénévolat. À l’Âge d’or et un peu partout ! », ajoute Simone en souriant. À les entendre, il est facile de concevoir que rires et partages étaient toujours au menu de ces deux bénévoles aguerries.

L’atelier des farfadets du Centre d’Action Bénévole de Grand-Mère en 2019 alors qu’on répare et nettoie les derniers jouets pour les cadeaux de Noël offerts aux enfants dans le besoin.

Oreilles pointues et joues joufflues !

Les cliquetis d’ustensiles s’amenuisent pour faire place aux rires des enfants. Au milieu des années 1990, l’atelier du Père Noël s’est téléporté du Pôle Nord à Shawinigan, secteur Grand-Mère. 1995 : l’atelier des farfadets fait sa place dans le paysage de la ville. Cette énergie entourant Simone et Gertrude lorsqu’elles parlent de leurs contributions au projet est enivrante. C’est que depuis 25 ans, elles sont devenues, en quelques sortes, les grands-mamans d’un bon nombre d’enfants grand-mèrois. « Moi je répare les peluches. C’est ma job ! », explique Simone. C’est que les bénévoles de l’atelier des farfadets reçoivent, nettoient et réparent les dons de jouets des citoyen.ne.s. Une fois la petite dose d’amour appliquée sur les futurs cadeaux, les farfadets du CAB de Grand-Mère les distribuent aux enfants du quartier à l’arrivée de Noël. « Si j’avais un souhait, ce serait que tous les enfants soient heureux à Noël », mentionne Gertrude. Elle donne en exemple les poupées russes pour expliquer l’importance d’avoir des enfants heureux dans notre société. « Qui qui soutient la grande la grande en haut ? C’est la petite. Donc on peut être petit mais très fort. »

Elles sont épanouies. Elles rayonnent, Simone et Gertrude. Une aura de sagesse et de bonté les entoure et se rend aisément jusqu’à nous. Juste à les entendre, le sourire nous monte aux lèvres. Leurs histoires font du bien à l’âme. Et parce que depuis tout le temps, elles font du bien aux petits et grands.

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