Robert Aubin1. Que devrions-nous retenir de vous ?

La phrase que l’on me répète le plus souvent et qui, chaque fois, me fait chaud au cœur est : « M. Aubin on vous voit partout! » Un député proche des gens, attentif à leurs préoccupations et à leur service, voilà le type de député que je suis et que je continuerai à être si les Trifluviens me renouvelle leur confiance le 21 octobre prochain. Défendre les intérêts de Trois-Rivières à Ottawa plutôt que d’être le porte-voix d’Ottawa à Trois-Rivières, voilà ma mission, mon intérêt et la marque de mon bilan.

2. Pourquoi briguez-vous le poste de député.e pour votre circonscription? Comment expliquez vous votre choix de parti?

Je suis et je demeure au NPD parce que je suis de celles et ceux qui portent l’héritage de Jack Layton et qui croit qu’ensemble nous pouvons et nous devons bâtir une société plus juste et plus équitable où personne n’est laissé derrière. De plus, mon désir de solliciter un troisième mandat est largement teinté par cette volonté de ne pas laisser aux générations qui me suivent la plus lourde dette écologique et économique qui n’ait jamais été léguée d’une génération à une autre. Il faut avoir le courage d’agir maintenant pour amorcer cette transition vers une économie verte dont tous les partis se targuent mais où seul le NPD propose des mesures audacieuses et concrètes.

3. Quelles actions comptez-vous poser pour répondre à l’urgence climatique? Êtes-vous favorable ou défavorable au passage au Québec d’oléoducs transportant des combustibles fossiles provenant de l’Ouest canadien ?

La transition vers une économie verte impose le rejet de tous projets d’oléoducs qui traverseraient le Québec en transportant des combustibles fossiles provenant de l’ouest canadien. Il en va de même pour l’achat de pipelines ou l’agrandissement de leurs capacités.

Amorcer la transition énergétique c’est adopter une loi qui rend le gouvernement responsable d’atteindre ses objectifs, c’est de mettre en place le Bureau de la responsabilité climatique, c’est de mettre en place la Banque canadienne du climat, c’est accompagner les travailleurs de l’industrie pétrolière dans leur requalification vers de nouveaux marchés d’emplois, c’est soutenir les citoyens dans la réduction de leur empreintes carbone par une panoplie de mesures telles les subventions à l’achat de voiture à zéro émission ou à la rénovation de bâtiments.

Combattre l’urgence climatique c’est faire de cette question le point central de nos actions comme des gouvernements l’ont fait lorsque le déficit zéro était pour eux un objectif incontournable. Le ministre de l’environnement ne doit plus être celui qui négocie des compromis avec chaque des ministres autour de la table mais bien celui ou celle qui coordonne les efforts de chacun face à l’objectif à atteindre.

4. Plusieurs acteurs économiques de la région revendiquent depuis plusieurs années la mise en place d’un lien ferroviaire avec un train grande fréquence (TGF) dans le corridor Québec-Windsor. Ce projet de VIA Rail passerait par Trois-Rivières. Qu’allez-vous faire pour accélérer le processus?

Voilà plus de 8 ans que je travaille à sa réalisation. Si j’avais l’air de prêcher dans le désert avec un gouvernement conservateur qui voit comme une dépense et non comme un investissement cette façon d’entrer dans le 21e siècle et de combattre les GES, sous les libéraux force est d’admettre que la volonté politique n’y est pas et que l’on tente de gagner des élections en repoussant constamment l’échéance en commandant des études.

Un gouvernement néodémocrate mettra ce projet sur les rails dès la première année du mandat et sur financement public. L’approche libérale par le biais de sa Banque d’infrastructures donne toujours toujours le même résultats, les profits dans la poches des amis du parti et les dépenses relayés aux citoyens sous forme de frais à l’utilisateur. Via Rail est une société d’état. Sans dire qu’elle peut se permettre des déficits, l’équilibre budgétaire prime sur les revenus au trésor du gouvernement.

5. Les transferts fédéraux en santé représentent aujourd’hui environ 20% des dépenses des provinces en santé alors qu’ils ont déjà compté pour 50%. Que comptez-vous faire pour rétablir les transferts fédéraux en santé tout en respectant les champs de compétence du Québec?

La déclaration de Sherbrooke garantit au Québec le droit de retrait avec pleine compensation à toutes les fois que le gouvernement fédéral investit dans le champs de compétence du Québec. Ajoutez à cela la mise en place d’un régime d’assurance-médicament universel et public et vous êtes résolument sur la voie d’une augmentation des transferts en santé.

6. Quelle est votre position sur le rapport d’impôts unique?

À l’origine, l’idée vient d’une résolution adoptée sur le parquet du congrès du parti en 2018. Cette dernière dit que nous sommes d’accord avec le principe de l’impôts unique réclammé par Québec mais que cela doit se faire en protégeant les emplois. D’un côté les libéraux ferment la porte et de l’autre les conservateurs ne s’engagent pas à protéger les emplois. Ainsi donc le NPD prendra le temps de voir avec les grandes centrales syndicales quels sont les aménagements possibles en tenant compte du fait que les services offerts par le centre de données fiscales de Shawiniganpar exemple traitent maintenant toutes les provinces.

Nous pouvons nous inspirer du transfert déjà réalisé par le passé en matière d’emploi pour faire avancer le dossier mais ce n’est pas pour demain et quiconque prétend le contraire veut simplement gagner des points politiques.

7. La crise des médias continuent de retenir l’attention. Les géants du Web que sont notamment Google et Facebook siphonnent les revenus publicitaires des médias imprimés. Comptez-vous imposer les revenus de ces géants et exiger qu’ils paient leur juste part de l’information?

Établir un environnement fiscal offrant une saine compétitivité entre les entreprises canadiennes et étrangères constitue la base de la solution. Cinq avenues doivent être envisagées sans tarder. Demander aux géants du WEB et aux Netflix de ce monde de prélever la TPS, imposer les GAFA afin qu’ils paient leurs justes parts d’impôts, revoir l’article 19 de la loi sur le revenu, dire non aux ententes d’impôts « dédiés » et faire preuve de leadership à l’échelle internationale ce qui est tout à fait impossible sous les libéraux et les conservateurs.

8. Selon votre vision, quand, comment et par qui sera exécuté la gestion écoresponsable des déchets nucléaires et le démantèlement définitif de la centrale nucléaire de Gentilly-1, propriété du gouvernement fédéral ?

Malheureusement, il n’existe pas de solutions simples à un problème complexe. À ce jour, nous savons davantage ce qu’il ne faut pas faire que ce qu’il nous faut mettre en place pour gérer, à long terme nos déchets nucléaires. À court terme, le Canada doit rencontrer voire surpasser les normes de l’AIEA, investir en recherche pour développer une solution d’enfouissement sécuritaire et un système de surveillance à très long terme. Au nombre de réacteur Candu que nous avons vendu dans le monde, Gentilly I et II doivent nous permettre d’acquérir une expertise qui sera de plus en plus en demande soit celle du déclassement de centrales nucléaires.

9. La crise de la pyrrhotite dure depuis plus de 10 ans dans la région. Que comptez-vous faire pour poursuivre ou augmenter le soutien du gouvernement fédéral en la matière?

Seul le NPD a reconnu la responsabilité du gouvernement fédéral dans ce fléau. Conservateurs et libéraux s’y sont toujours refusé. Si les conservateurs n’ont pas levé le petit doigt, le don de charité des libéraux ne comble évidemment pas les besoins et les deux nous aurons fait raté pas moins de trois cycles de révision de la norme à Ottawa laissant toujours les victimes de la zone grise dans le néant.

Le NPD a toujours été clair. On doit premièrement soutenir les victimes potentielles dans la réalisation des tests de dépistage afin de connaître l’ampleur du problème et de baliser les recours. On doit ensuite soutenir financièrement les familles au prise avec cette problématique financière et psychologique.

Je ne suis pas mécontent que mes interventions répétées aient rendu possible le refinancement de l’étude scientifique sur la qualité des agrégats du béton visant à déterminer une norme scientifiquement démontrable. Cependant, si l’on se demande pourquoi il aura fallut quatre ans aux libéraux pour remettre cette étude en marche, force nous est de constater que chez eux la stratégie électorale prime sur l’accompagnement des victimes.

10. Si vous êtes élu.e le 21 octobre prochain, quelles seront vos priorités en tant que député.e?

Mes priorités demeurent les mêmes. Servir mes concitoyens et réaliser les grandes priorités trifluviennes en matière de transports, d’aérospatial, de création d’emploi, d’économie et évidemment d’environnement.

11. Enfin, pourquoi devrions-nous voter pour vous?

Le lien que nous avons tissé au fil des huit dernières années en est un de confiance et c’est primordial dans la relation que nous entretenons. Si Trois-Rivières choisi son représentant, c’est l’élection générale qui défini son mandat. Alors, que l’on confie à mon parti le pourvoir, la balance du pouvoir ou l’imputabilité de l’opposition, j’ai fait la démonstration que même à l’opposition, Trois-Rivières n’avait pas souffert d’un manque de financement.

Bâtissons l’avenir ensemble!

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