Jessyca Marchand, juin 2016

Crédits : Guy St-Jean éditeur
Crédits : Guy St-Jean éditeur

Guillaume Morrissette, chargé de cours de l’Université du Québec à Trois-Rivières au Département de finance et économique, peut maintenant écrire fièrement « écrivain » sur son curriculum vitae. Avec trois romans de sa plume et plusieurs grandes récompenses pour ceux-ci, cet homme originaire de Trois-Rivières-Ouest peut dire mission accomplie.

Il aime toucher à plusieurs domaines qui sont complètement éloignés les uns des autres. Il a fait ses études supérieures en musique, compose des chansons, enseigne les mathématiques et maintenant écrit des livres.

Le premier, La maison des vérités est plus philosophique, conduisant à des réflexions personnelles sur les choix de vie que chaque personne fait à un moment ou à un autre. Les personnages, qui ont la plupart du temps des noms et des caractères stéréotypés, sont prisonniers d’une maison au milieu de nulle part, avec comme seul moyen de communication un journal qui apparaît chaque matin, sauf que celui-ci n’est pas très conventionnel et ne relate pas les faits divers de la veille.

Les deux romans suivants, L’affaire Mélodie Cormier et Terreur domestique sont le début d’une série policière en plein milieu trifluvien. Les lecteurs suivent les aventures de l’inspecteur Jean-Sébastien Héroux et toute son équipe d’enquêteurs qui traquent des kidnappeurs d’enfants, des poseurs de bombes et autres criminels dans les rues de Trois-Rivières et ses environs. Un troisième tome est maintenant dans les mains de l’éditeur, et devrait être publié au printemps 2017. Il souhaite pouvoir continuer de relater la vie d’Héroux pendant encore plusieurs romans et aimerait toucher certains tabous de notre société.

L’auteur explique qu’il tente que tout soit plausible, ce qui implique d’énormes recherches. S’il compte envoyer ses personnages se cacher derrière une maison, c’est qu’il a préalablement été voir si on pouvait effectivement trouver refuge à cet endroit. Même chose quand il s’agit d’armes ou d’explosifs. Attention, cela ne veut pas dire qu’il est un amateur de violence et un as de la gâchette, bien au contraire. Il se considère comme quelqu’un de très pacifique, mais est tout simplement curieux et essaie de comprendre comment des gens se comportent, sur tous les sujets. Il tente donc, avec ses romans, de décrire des personnes qui ont fait les mauvais choix, peut-être dans le but que les lecteurs voient ce qu’il ne faut pas faire.

464788Il aime écrire dans les lieux publics, notamment à l’Archibald, entouré de son ordinateur portable, de ses romans et d’une bière. Il s’assoit, ouvre son portable et peut écrire une vingtaine de pages sans s’arrêter. De là, il relit et recommence la rédaction. Il ouvre parfois ses autres livres pour se remémorer et préciser certains détails. Chose certaine, il est toujours prêt à discuter et à poser toutes sortes de questions aux gens, probablement dans le but de créer des personnages plus vrais que nature.

Si vous voulez en savoir plus sur lui et ses romans, vous pouvez consulter sa page Facebook. À bientôt pour un autre portrait d’auteur de la Mauricie.