Valerie Delage Gazette de la MauricieValérie Delage, novembre 2019

Vous étiez présent vous aussi à la marche pour le climat du 27 septembre dernier ? Ce sentiment d’agir collectivement, des milliers de personnes ensemble, a-t-il apaisé notre écoanxiété ? Probablement que oui, même si cette manifestation ne s’est pas nécessairement traduite en action politique, comme on l’aurait souhaité. En attendant, il y a un moyen de contribuer au mieux-être de notre planète, qui ne dépend que de nous-mêmes : par l’action individuelle.

Commençons par intégrer dans notre quotidien des gestes qui diminuent notre empreinte écologique. L’idée n’est pas de devenir du jour au lendemain carboneutre – c’est-à-dire de réduire ou de compenser toutes les émissions de gaz à effet de serre –, ce qui ferait plutôt grimper notre niveau d’écoanxiété ! Mais, selon notre mode de vie, nous pouvons d’abord nous attaquer aux habitudes les plus faciles à changer parmi un immense éventail de possibilités et en ajouter graduellement de nouvelles.

Réduction des déchets

Le mouvement Zéro déchet connaît un boum ces temps-ci et l’offre explose dans notre région. La Gazette de la Mauricie a d’ailleurs produit une carte très pratique présentant les solutions Zéro déchet en Mauricie avec des liens vers les commerces repérés.

Alimentation

Il devient de plus en plus facile de choisir des produits saisonniers et locaux qui ont moins voyagé. Même le jardinage est revenu à la mode. Qu’il soit de balcon, communautaire ou rural, il réduit considérablement le volume de nos poubelles. Autre geste utile, le compost : il donne une seconde vie à nos déchets de table en fournissant un engrais naturel à notre jardin ou à nos plantes d’intérieur.

Consommation responsable

Dans un premier temps, avant d’acheter quelque chose, demandons-nous si nous en avons réellement besoin. Peut-on réutiliser ou faire réparer un objet brisé ? Peut-on privilégier les achats locaux, biologiques, artisanaux ? Peut-on favoriser les activités écoresponsables, c’est-à-dire qui tentent de réduire leur impact environnemental, par exemple en utilisant de la vaisselle lavable ? Aussi, nos placements financiers peuvent être choisis en fonction d’aspects éthiques et environnementaux. Par ailleurs, ne sous-estimons pas le pouvoir que nous avons chacun de demander à nos commerces de modifier leurs façons de faire, par exemple en ce qui concerne le suremballage. Le mouvement pour le bannissement du plastique à usage unique en témoigne. C’est toute la société qui progresse à partir de demandes individuelles.

Transport actif et collectif

Au Québec, le transport est responsable d’environ 40 % de nos émissions de GES. Alors, privilégions la marche ou le vélo le plus souvent possible. De même, le covoiturage, le transport en commun et l’autopartage sont préférables à l’utilisation en solo de notre véhicule personnel. Essayons également de limiter nos voyages en avion et nos déplacements motorisés à ce qui est vraiment nécessaire.

Toutefois, l’action individuelle, même cumulée par des milliers de personnes, demeure insuffisante dans son effet global. Elle doit être accompagnée d’actions collectives et de changements systémiques effectués par les gouvernements en place, et elle ne doit surtout pas nous faire sentir coupable de ne pas en faire assez. Néanmoins, l’action individuelle procure un certain espoir, le sentiment de pouvoir influer globalement un tant soit peu. Elle permet aussi d’être sensibilisé pour ensuite faire des choix collectifs et politiques plus éclairés. Et cette conscience peut certainement « contaminer » notre entourage, en entraînant d’autres personnes à notre suite, en transmettant nos pratiques et notre goût de revendiquer des changements à une plus grande échelle.

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