La Gazette de la Mauricie, en collaboration avec le Pôle d’économie sociale Mauricie et la Caisse d’économie solidaire Desjardins, vous présente la série Cap sur l’innovation sociale. Dans chacune de nos parutions d’ici juin 2018, nous mettrons en lumière un projet ou une initiative entrepreneuriale qui répondent de façon originale à un besoin de notre collectivité. Voici le second de cette série de neuf articles qui accompagnent les capsules vidéo diffusées sur notre site gazettemauricie.com.

Caisse d'économie solidaire Desjardins

Pôle d'économie sociale de la Mauricie

Steven Roy Cullen Gazette de la MauriciePar Steven Roy Cullen, novembre 2017

On dit souvent que les trois à cinq premières années d’une entreprise sont les plus difficiles. D’ailleurs, il n’est pas rare de voir des entreprises en démarrage fermer leurs portes après moins d’un an d’activité, la pression des dépenses étant trop forte. Dans ce contexte, un coup de pouce comme celui offert par le Centre d’entrepreneuriat Alphonse-Desjardins de Shawinigan est véritablement le bienvenu.


Cet incubateur d’entreprises en démarrage a été inauguré en 2012 dans les locaux de la Wabasso, l’ancienne manufacture de coton qui, comme bien des usines de la période d’expansion industrielle au Québec, a fermé ses portes. « C’est un bâtiment qui a été à l’abandon du milieu des années 1980 jusqu’en 2012. Le centre d’entrepreneuriat est justement né pour pallier toutes ces fermetures d’usine et donner un nouvel élan à la ville », explique François St-Martin, coordonnateur aux communications du centre.

Véritable symbole du renouveau économique de Shawinigan, le centre d’entrepreneuriat accueille actuellement une soixantaine d’entreprises en démarrage. Celles-ci peuvent être hébergées pour une période maximale de cinq ans ou d’environ deux ans dans le cas de celles installées au Digihub, l’espace numérique du centre.

« Le Centre d’entrepreneuriat, c’est un lieu qui existe parce qu’il y a des partenariats », poursuit François. Il y a même un corridor des partenaires. « Celui-ci regroupe une dizaine d’organismes qui sont voués au démarrage, au financement ou à l’accompagnement des jeunes entreprises. Ainsi, la personne qui suit une formation en lancement d’entreprise ou qui démarre son projet peut, sur place, avoir accès à tous les intervenants. C’est un genre de guichet unique », précise-t-il.

C’est dans cette logique de partenariat que le centre organise en parallèle beaucoup d’activités en lien avec la communauté entrepreneuriale de Shawinigan comme les « Start-Up Weekend ». « Ce sont de belles occasions d’amener la population à l’intérieur du bâtiment et de pouvoir côtoyer des entrepreneurs en démarrage », se réjouit François.

Dans ce climat favorable, il n’est pas étonnant de voir des entreprises prendre leur envol. Par exemple, Rum&Code, spécialisée dans le développement d’applications logicielles pour les téléphones mobiles, les tablettes et les navigateurs Web. « On travaille dans l’Internet des objets, c’est-à-dire connecter des objets entre eux via Internet. On conçoit les produits logiciels de nos clients, qui sont pour la plupart des entrepreneurs ne disposant pas des capacités technologiques pour les mettre au point », indique Félix-Antoine Huard, cofondateur de l’entreprise.

Ce dernier dit avoir surtout bénéficié de la dynamique collaborative du Centre d’entrepreneuriat et du Digihub pour propulser son entreprise. « En fait, il y a le cadre, le soutien, mais c’est surtout un écosystème d’affaires. C’est la raison pour laquelle on a grandi à l’intérieur de ce cadre-là. On a été lancé au tout début dans un tout petit incubateur, un local pour quatre personnes. Maintenant, on occupe une superficie d’environ mille pieds carrés où travaillent huit personnes au total », explique-t-il, visiblement fier du chemin parcouru.

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