La Gazette de la Mauricie, en collaboration avec le Pôle d’économie sociale Mauricie et la Caisse d’économie solidaire Desjardins, vous présente la série Cap sur l’innovation sociale. Dans chacune de nos parutions d’ici juin 2018, nous mettrons en lumière un projet ou une initiative entrepreneuriale qui répondent de façon originale à un besoin de notre collectivité. Voici le sixième de cette série de neuf reportages.
Des planches uniques
Fabriquées à la main, les planches à roulettes de Pic Bois skateboards sont laminées, moulées et bichonnées dans l’atelier de Mike situé tout juste à côté de la rampe de skate ou, plutôt, de la piste d’essai. L’ornementation graphique des planches est réalisée par Guillaume qui, grâce à l’Atelier Presse Papier de Trois-Rivières, utilise la sérigraphie pour reproduire en édition limitée (moins de vingt unités par modèle) les dessins qu’il crée lui-même. Les sérigraphies de Guillaume figurent parmi les éléments distinctifs des planches produites par Pic Bois skateboards. « La beauté de l’objet, le côté poétique du skate est important. Pour nous, il faut que la personne prenne la planche et que ça lui parle. Nos planches n’ont pas une apparence conventionnelle », mentionne l’artiste. « On a aussi un souci d’essayer d’utiliser des produits plus écologiques que ce soit pour les couleurs, la colle ou les vernis », rajoute Mike.
Démocratiser la pratique du skate
Au-delà de la qualité du produit, Pic Bois skateboards se distingue par les valeurs humaines qui guident ses actions. Au départ, Mike et Guillaume n’avaient pas pour objectif de créer une entreprise. Ils voulaient plutôt faire des planches à roulettes en vue de promouvoir l’aménagement d’un nouveau skatepark à Champlain, projet qui n’a finalement jamais vu le jour et, ce faisant, d’encourager la pratique du sport. Cette volonté demeure très présente chez les partenaires. « On ne valorise pas nécessairement le professionnel, on s’intéresse au débutant et au côté familial du skate, affirme fièrement Mike. Dans le village, le fait qu’on fabrique des skates, que nos enfants commencent à faire du skate, on commence à voir d’autres jeunes adopter le sport. »
Favoriser la pratique du skate chez les filles
Quand vient le temps des commandites, Pic Bois skateboards demeure cohérente avec ses valeurs. L’entreprise soutient notamment deux athlètes féminines, Vanessa Cléroux et Lily-Rose Chouinard, qui font du skate par pur plaisir. « L’image de Vanessa et de Lily-Rose a donné le goût à nos enfants de faire du skate. Par contre, je pense que l’impact est plus grand. Au Jackalope, il y a des petites filles qui achetaient des skates de Lily-Rose, parce qu’elles l’ont vu en faire », souligne Mike. C’est un heureux résultat quand on sait qu’une fille sur deux abandonne le sport à la puberté et qu’au terme du secondaire 90 % des jeunes femmes ne répondent plus aux normes canadiennes en matière d’activité physique.








Vous devez être connecté pour laisser un commentaire. Se connecter