Jacques Senécal, Trois-Rivières

On dit souvent que les écolos sont alarmistes, qu’ils font peur avec la peur. Qu’ils brandissent le spectre de la catastrophe pour nous conscientiser, nous de la grande majorité des 99 %. C’est vrai qu’on a raison d’avoir peur et c’est vrai aussi qu’il faudrait bien avoir peur avec raison. Mais les véritables « chieux » sont ceux de la classe des 1 %, les multimillionnaires et les milliardaires, cette classe qu’on pourrait appeler l’élite possédante qui tente de nous déposséder de toutes les manières. Cette élite craint la catastrophe puisqu’elle se dépêche à tout rafler. Les super riches veulent s’accaparer de tout : les terres, les mines, les services, le pouvoir politique, les énergies, le capital. Pourquoi? Pour qu’ils se créent au plus sacrant des empires! Pour qu’ils se construisent des bateaux, des châteaux et des forteresses à sécurité maximum dans des îles paradisiaques à l’abri des pollutions et des misères. Ils décrètent qu’il faut tout dépenser pour mettre en valeur solide et immobile, un capital volatile et mobile. Dans une économie qui tourne au ralenti, les détenteurs de capitaux n’osent investir sur du long terme, ils veulent gagner rapidement. Leur mot d’ordre, c’est « sauve-qui-peut! » C’est ce qui les pousse à empocher les plus gros profits à très court terme avant que le naufrage n’ait lieu. Les PDG les plus trouillards des grandes firmes industrielles ou financières imposent, dans ce branle-bas de fuite en avant, de se faire attribuer des pensions et des indemnités de départ démesurément faramineuses. Si ces tout-puissants n’avaient pas la trouille, ils consentiraient à une distribution plus juste des richesses, mais, effectivement, la catastrophe s’en vient, alors, vite : la main dans l’cash avant le krach! Est-ce bien ce qu’on appelle la « main invisible » du marché capitaliste?

 

 

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