Dans le cadre de notre projet Parole aux aîné.es, nous lançons un appel de textes. Dès maintenant, il vous est possible de déposer vos textes dans la section Tribune Libre de notre site Internet. Afin de vous encourager à prendre votre plume, nous publions ici-bas un texte de Ghislaine Noël, bénévole rédactrice.

Par Ghislaine Noël, octobre 2016

L’écriture, on le sait, est un outil d’apprentissage essentiel. Dès l’enfance, sa pratique devient un plaisir qui s’étendra sur toutes les étapes d’une vie, de la jeunesse à la vieillesse. L’écriture permet de dépasser ses propres limites et de s’évader vers des horizons lointains. Le bonheur d’écrire n’a pas d’âge, mais l’écriture d’une personne âgée a un cachet particulier, du fait qu’elle renferme toute la richesse du temps.

La pratique de l’écriture aide à mettre des mots sur les moments heureux ou malheureux. Elle permet d’extérioriser les émotions et de verbaliser les sentiments. Elle est l’occasion de briser la solitude, de se confier sans crainte du jugement, de goûter une forme de libération totale. Moyen d’expression absolu, l’écriture confère aussi le pouvoir inestimable de donner forme à un témoignage intime de toute une vie.

Que serait ce monde sans l’écriture? C’est un des plus beaux cadeaux que l’on puisse faire à ceux qui nous sont chers, car elle laisse une trace indélébile et personnelle derrière soi. Une fois devenus grands-parents ou arrière-grands-parents, l’écriture devient un moyen extraordinaire de meubler la solitude et d’occuper tout ce beau temps libre. Pourquoi alors ne pas en profiter pour parler de son époque, du coût de la vie, des règles sociales, de sa famille, faire de la poésie, etc. Autant de sujets qui captiveront l’intérêt de notre descendance.

Le bonheur d’écrire se cache à l’intérieur de chacun de nous et ne demande qu’à être découvert. On a tout à gagner à lui permettre de s’exprimer. Tout commence par une page blanche un peu stressante, mais que l’on parvient, mot à mot à couvrir à mesure que se structure la pensée. Écrire pour soi d’abord, pour le lecteur ensuite si le cœur nous en dit; écrire pour se parler à soi-même.

Se retrouver dans son texte reste essentiel. Créer son propre style équivaut à donner corps à une facette inexprimée de sa personnalité, à laquelle on s’identifiera. Lorsqu’on se découvre un goût pour l’écriture, chaque évènement, chaque situation deviennent sources d’inspiration. Ce nouveau talent devient une partie de soi qu’on apprivoise chaque jour. Écrire devient alors un petit bonheur à protéger. Ce talent n’a rien à voir avec les diplômes scolaires, tant mieux si c’est le cas, mais cette passion de mettre sur papier ses pensées, de les relire et d’en éprouver un certain plaisir, peut naître dans l’esprit de tout et chacun.

Toutes ces belles histoires, que nous avons à raconter en tant qu’ainés pourraient se perdre dans le temps, faute de ne pas avoir été couchées sur papier, pas nécessairement dans un livre édité, mais simplement dans un cahier de chevet, rempli de confidences et laissé comme prime en héritage à notre famille. L’écriture devient un moyen efficace de perpétuer notre histoire.

La joie d’écrire qui sommeille à l’intérieur de soi n’a pas d’âge pour se réveiller, quel que soit le temps qu’il nous reste, il n’est jamais trop tard, comme dit Marie-Mai dans sa chanson.

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