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Par Andy Rafanomezantsoa, avril 2018

Depuis maintenant plus d’une décennie, la presse écrite est déclarée en crise! Différentes raisons ont été évoquées pour expliquer le phénomène : avènement d’Internet, apparition des journaux gratuits, fusion ou alliances des grands groupes industriels ou de presse attribuable à la hausse des coûts de fabrication et de production, vieillissement du lectorat ou désintérêt des jeunes, etc.

Malheureusement, les faits sont là. Selon madame Pascale St-Onge, présidente de la Fédération nationale des communications : « Entre 2009 et 2015, environ 43 % des emplois reliés à la presse écrite ont été abolis ou supprimés au Québec. Quant au Canada, 27 quotidiens et 275 hebdos ont dû fermer, sans tenir compte de la transaction entre Postmédia et Torstar qui a entrainé la disparition ou la fermeture prochaine d’une trentaine de quotidiens et d’hebdos ».

Le gouvernement doit agir pour protéger et pérenniser ce secteur, symbole de la liberté d’expression et garant de la démocratie! N’oublions pas que la première fonction de cette presse est de nous informer. Sans information, il est impossible de participer au débat public! Nombre de journalistes n’hésitent pas à prendre des risques et même, dans le cas des correspondants ou reporters de guerre, à mettre leur vie en péril pour sauvegarder le droit du public à l’information.

La liberté de la presse est l’un des principes fondamentaux de nos systèmes démocratiques qui reposent sur la liberté d’opinion et la liberté d’expression. Il incombe au gouvernement de tout mettre en œuvre pour défendre cet acquis démocratique. Le droit à l’information est inscrit tant dans nos chartes canadiennes et québécoises que dans la Déclaration universelle des droits de l’homme. La démocratie ne se limite pas au droit de vote, la liberté d’opinion et la liberté d’expression sont indispensables à l’exercice éclairé de ce droit. Or il y a encore des pays dans le monde, en 2018, qui luttent pour obtenir cette liberté!

Depuis le non-renouvellement, lors de la glorieuse révolution britannique en 1695, du « Licensing Act de 1662 » qui restreignait la liberté de la presse jusqu’à la ratification en 1953 de la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH), qui reconnaissait la liberté de presse comme une composante de la liberté d’expression (Article 10 de la convention européenne des droits de l’homme), la bataille pour l’élimination des atteintes à cette liberté a été longue et semée d’embûches.

Nous avons la chance de vivre dans une société libre dont la richesse et la diversité sont reconnues dans le monde entier. Cette richesse et cette diversité sont tributaires du maintien d’une presse écrite qui alimente nos pensées et nos réflexions. Il ne faut pas perdre ce plaisir immense d’attendre notre camelot, été comme hiver, ponctuel comme une montre suisse pour nous livrer ce quotidien que nous scrutons scrupuleusement, que nous feuilletons page par page à la recherche des petites et grandes nouvelles.


Au cours des dernières semaines, La Gazette de la Mauricie a offert des ateliers de rédaction journalistique et textes créatifs destinés aux nouveaux arrivants. Ces ateliers avaient pour objectif d’approfondir la connaissance de la langue française et de permettre une plus grande prise de parole des nouveaux arrivants au sein de leur communauté d’accueil. Les apprenants étaient invités à nous soumettre leurs textes d’opinion ou leurs histoires.

Les ateliers étaient offerts dans le cadre du projet Histoires de vie de La Gazette de la Mauricie en collaboration avec le Service d’accueil des nouveaux arrivants de Trois-Rivières, le Comité de solidarité Trois-Rivières et la Société Saint‑Jean-Baptiste de la Mauricie. Ce projet est rendu possible grâce à la contribution financière du gouvernement du Québec.

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