Ce texte est écrit dans le cadre du projet Citoyen.ne.s du monde et de chez nous qui est une réalisation du Comité de Solidarité/Trois-Rivières. Ce projet est rendu possible grâce à la contribution de Service jeunesse Canada.

Voir le monde autrement

Annabelle Caron – comité de solidarité de Trois-Rivières – mars 2020

Dans le cadre du projet Citoyen.ne.s du monde et de chez nous, financé par Service jeunesse Canada et coordonné par le Comité de Solidarité/Trois-Rivières, un petit groupe de 8 jeunes se sont rendu à New-York du 14 au 16 février afin de visiter les bureaux de l’Organisation des Nations Unies. L’objectif de cette visite : parfaire notre compréhension des instances internationales et l’intégrer dans une démarche d’engagement et de citoyenneté mondiale.

Malgré les neuf heures d’autobus qui nous ont mené jusque-là, nous avons parcouru les locaux avec des yeux grands ouverts, émerveillés d’y retrouver une immense collection d’œuvres représentant les champs d’action de l’ONU.  Toiles, mosaïques, fresques et images saisissantes qui mettent en images l’histoire, les actions et les valeurs qui lient tous les pays membres, un message qui nous a tou.tes touché.es droit au cœur.

Notre petit groupe a également visité quelques-uns des 6 organes de l’ONU, entre autres le Conseil de sécurité, dont la mission est de veiller au maintien de la paix internationale. Le Conseil de sécurité est constitué de 5 membres permanents : la Chine, la Russie, les États-Unis, la France et le Royaume-Uni. Puis, de 10 membres élus par l’Assemblée générale pour un mandat de deux ans. Nous avons été quelque peu choqué.e.s d’apprendre que ces 5 membres permanents possèdent un veto qu’ils peuvent utiliser bon an mal an, puis toute décision sera rejetée à cet effet. Comme le Conseil de sécurité est le seul organe habilité à prendre des décisions qui obligent les États membres, la répartition du pouvoir nous a semblé assez inéquitable. La paix mondiale réside-t-elle finalement entre les mains de ces 5 puissances ?

La visite de l’ONU a été un très grand apport à notre conception des enjeux internationaux et à la gestion qui en est faite. Notre intérêt envers cette organisation était grand puisque nous avions participé à une simulation des Nations Unies en novembre dernier. Chaque participant.e représentait un pays et devait se positionner sur des enjeux mondiaux. Il était fort intéressant de comparer notre simulation à la réalité. Le monde politique est complexe, mais, suite à cette expérience, nous avons pu démystifier le rôle de cette instance mondiale et avec elle, les relations stratégiques entre les pays du monde.

Le séjour nous a aussi donné le temps de faire la visite d’un quartier de Brooklyn extrêmement coloré. Littéralement, le quartier Bushwick regorge de murales et de graffitis peints par des artistes locaux, en passant par des œuvres lourdes et des cris d’injustices à de rigolotes caricatures. Chacune des œuvres que nous avons admirées portait un puissant message de changement social ou simplement de célébration de la beauté. Cette visite a été un grand moteur de réflexion sur l’engagement citoyen et sur la force de l’art comme moyen de transformation sociale. C’est avec nos petits cœurs inspirés que nous sommes rentrés aux bercails avec la ferme intention de poursuivre notre engagement et peut-être, de ramener un peu de Bushwick à Trois-Rivières.

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