Par René Lord, avril 2017

Quand on se rend au FestiVoix, c’est pour passer un bon moment en écoutant nos artistes préférés. Dans un cadre magnifique, où le fleuve rivalise de beauté avec les grands arbres de nos parcs, on profite du moment sans vraiment se préoccuper de l’empreinte écologique d’un tel événement.

Les fameux vélos taxis du FestiVoix sont devenus une figure emblématique de l’événement. Ils symbolisent une volonté affirmée de mettre en œuvre une stratégie multiforme pour faire du festival un événement écoresponsable.
Crédits : Le FestiVoix

Toutefois, si personne ne s’était préoccupé de cette question, imaginons un instant l’aspect du centre-ville après le FestiVoix, après les allées et venues des 28 000 détenteurs de passeports pendant 9 jours, qui assistent à une centaine de spectacles présentés sur 15 scènes! Heureusement, depuis 2011, les dirigeants sont déterminés à faire du Festivoix un événement écoresponsable. Ils ont mis au point une stratégie multiforme qui donne des résultats. Tant et si bien que le festival gagne depuis 2014 des prix d’excellence au gala des Vivats, une réalisation du Conseil québécois des événements écoresponsables. Encore cette année, le FestiVoix se retrouve en nomination dans deux catégories.

Et en quoi consiste la stratégie du FestiVoix en matière environnementale? Elle comporte, entre autres, un volet sur la gestion des matières résiduelles et un volet sur le transport et l’efficacité énergétique.

Pour ce qui est des matières résiduelles, l’objectif est de les réduire à la source par le tri sélectif des déchets et l’usage de contenants réutilisables. De fait, en 2016, on a dépassé les deux tonnes de matières recyclées. Par ailleurs, une escouade verte de 27 bénévoles parcourt les sites pour inciter les festivaliers à disposer correctement de leurs déchets. Ils distribuent également des gourdes réutilisables pour freiner la prolifération des bouteilles d’eau jetables. On a également mis en place une sensibilisation sur différents aspects du développement durable dans le contexte du festival, avec comme intention de transformer ces spectateurs en de véritables écofestivaliers.

L’autre volet, c’est le transport et l’efficacité énergétique. Si tous les festivaliers utilisaient leur voiture pour se rendre au centre-ville, il en résulterait la cohue bien sûr, mais aussi une production considérable de gaz à effet de serre. Pour atténuer cet impact indésirable, le FestiVoix a pris entente avec la Société des transports de Trois-Rivières, pour offrir aux spectateurs l’accès aux autobus à prix réduit et la mise en place d’un service de navette gratuit entre les différents centres commerciaux et le centre-ville. De plus, des navettes électriques et les fameux vélos taxis sont offerts aux festivaliers pour assurer leurs déplacements entre les sites.

Ces quelques exemples s’inscrivent dans une stratégie globale comprenant une foule de mesures, grandes et petites, qui traduisent une réelle préoccupation de réduire l’empreinte écologique d’un événement de si grande envergure.

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