Par Katia Cournoyer, animatrice à la vie spirituelle et à l’engagement communautaire en Mauricie, Tribune des lecteurs, mars 2017

Nous sommes présents dans tout le réseau scolaire du Québec, nous, les animateurs à la vie spirituelle et communautaire (AVSEC).

Notre mission : faire vivre des activités aux élèves afin d’approfondir leur vie intérieure et développer leur conscience sociale. En d’autres mots, nous aidons les jeunes à se sentir bien avec eux-mêmes, à donner du sens à leur vie et à devenir des citoyens responsables. Ne s’agit-il pas des meilleurs moyens de favoriser un mieux-vivre ensemble et de prévenir l’intérêt pour des idéologies radicales chez certains de nos jeunes, qui peuvent chercher à compenser un vide intérieur ou un sentiment d’exclusion sociale?


Selon le programme de formation de l’école au Québec, tous les élèves doivent bénéficier du service d’animation à la vie spirituelle et à l’engagement communautaire (SASEC) de la maternelle à la fin du secondaire. Quelques animateurs travaillent même au collégial. Dans les faits toutefois, d’une commission scolaire à l’autre, ce service peut s’avérer grandement amputé, à l’agonie ou pratiquement invisible!

Nous sommes formés en sciences sociales, en philosophie, en théologie ou en enseignement. Nous connaissons nos milieux, nos communautés et nos écoles. Nous avons notre propre association professionnelle (APAVECQ) qui milite d’arrache-pied depuis des années afin de sensibiliser nos élus à l’importance de ce service éducatif complémentaire, mais essentiel. Nous utilisons des moyens ludiques, créatifs, participatifs et dynamiques pour rendre cet éveil aux grandes valeurs humaines plus facile et plus amusant. Enfin, nous sommes prêts à sensibiliser chaque jeune, à appuyer ou guider les enseignants, à organiser des rencontres interculturelles et à inviter des groupes communautaires de solidarité, notamment.

J’occupe un poste à 25 heures par semaine et je couvre à moi seule une école secondaire de plus de 650 élèves et 7 écoles primaires de la région. Intimidation, cyber-intimidation et violence, relations amoureuses et sexualité, motivation et persévérance scolaire, prévention de la toxicomanie, santé mentale et prévention du suicide, estime de soi, mieux-vivre ensemble. Nous travaillons sur de nombreuses problématiques sociales, mais ON NE FAIT PAS DE MIRACLE!

M. Couillard, le service d’animation à la vie spirituelle et communautaire (SASEC) est déjà en place, il ne reste qu’à ouvrir des postes pour déployer dans toutes nos écoles des professionnels du mieux-vivre ensemble.

LAISSEZ UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here