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Magali Boisvert, 16 septembre 2016

Le dernier long-métrage de « l’enfant terrible du cinéma québécois » André Forcier, est sorti en salle le 16 septembre. Dans le film Embrasse-moi comme tu m’aimes, il dresse le portrait d’un frère, Pierre Sauvageau (Émile Schneider) et de sa sœur jumelle infirme, Berthe Sauvageau (Juliette Gosselin), qui développent des sentiments amoureux l’un pour l’autre pendant la Seconde Guerre mondiale à Montréal. Se joignent aux deux protagonistes une brochette impressionnante de personnages de soutien, interprétés par Mylène Mackay, Céline Bonnier, Luca Asselin, Réal Bossé, Antoine Bertrand, Roy Dupuis, Patrick Drolet, Pascale Montpetit, Julien Poulin, Rémy Girard, Marc Hervieux, Denys Arcand et j’en passe.

Un peu intimidée de me trouver devant d’aussi grands noms du cinéma, mais également très curieuse d’en apprendre davantage sur les dessous d’un tel film, j’ai eu le privilège de rencontrer l’équipe d’Embrasse-moi comme tu m’aimes lors de son passage au restaurant Poivre Noir. Luca Asselin, qui interprète Ollier, le meilleur ami du jeune Pierre, m’a avoué avoir senti un immense poids se poser sur ses épaules lorsqu’il a été choisi pour ce rôle. « Si je ne me suis pas rongé les ongles jusqu’au sang, je ne sais pas ce que j’ai fait ! », a-t-il dit. Quant aux deux acteurs principaux, Émile Schneider et Juliette Gosselin, ils ont eux aussi déclaré avoir été soucieux d’être à la hauteur des attentes de leur grand patron, André Forcier.

Les membres présents de l’impressionnante équipe de comédiens rassemblée par le réalisateur québécois s’entendaient tous pour lancer des fleurs à l’équipe technique, qui a selon eux été d’une collaboration précieuse à toutes les étapes du tournage. Lorsque Forcier nous a confié que le coiffeur du plateau, Marcelo Padovani, était son espion pour tâter le pouls de ses acteurs, Juliette Gosselin a répliqué du tact au tact que les acteurs s’informaient de la même manière de l’humeur du réalisateur ! Il est vrai que l’équipe technique a fait un travail de maître : tout, décors, coiffures et maquillage, contribue à immerger le public dans l’atmosphère des années 1940.

En ce qui a trait à l’intrigue du film, malgré l’interprétation impeccable des comédiens, on sent un indéniable malaise se glisser à chaque scène où frère et sœur tentent de se séduire ou quand on voit les fantasmes de Pierre s’imaginant avoir des rapports sexuels avec Berthe. Cet « amour impossible », comme le décrit André Forcier, est quelque peu difficile à avaler, peut-être à cause de la finesse de jeu des acteurs. Le film comporte un certain nombre d’autres scènes dans lesquelles sont abordés des sujets tabous qui pourraient en choquer plusieurs, mais il inclut aussi de beaux moments d’humour, notamment avec Céline Bonnier, qui incarne la mère des jumeaux.

Tout compte fait, Embrasse-moi comme tu m’aimes est un film très bien ficelé, qui mise sur une solide équipe de comédiens. Le seul bémol a trait aux tabous abordés ; or, ne surnomme-t-on pas Forcier l’ « enfant terrible du cinéma québécois » précisément parce qu’il ose parler de ce que bien d’autres taisent?

Embrasse-moi comme tu m’aimes est à l’affiche du Tapis Rouge pendant la semaine du 16 septembre.

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