Cet article s’inscrit dans la campagne d’information sur les véhicules électriques intitulée Roulons Électrique et coordonnée par Équiterre avec le soutien de Transition énergétique Québec et la collaboration de plusieurs partenaires dont Environnement Mauricie dans notre région.

Par le passé, les véhicules électriques ont essuyé des critiques, parfois fondées, au sujet de leur empreinte écologique. Or, à moins de pouvoir se passer de véhicule personnel, les preuves empiriques démontrent aujourd’hui que, sur l’ensemble du cycle de vie, l’option électrique est plus écologique que l’option à essence. La durée de vie des véhicules électriques bien entretenus semble surpasser celle des modèles à essence. De plus, une entreprise de Trois‑Rivières fait le démantèlement des voitures électriques en fin de vie pour favoriser le réemploi des pièces détachées.

Une empreinte écologique moindre

Une étude du Centre international de référence sur le cycle de vie des produits, procédés et service (CIRAIG) indique qu’à partir de 30 000 à 50 000 km parcourus, dans un contexte québécois où la majorité de l’énergie provient de source hydroélectrique, un véhicule électrique aura une empreinte environnementale moindre qu’un véhicule à essence (à l’exception de l’épuisement des ressources minérales). À partir de 150 000 km parcourus, l’impact environnemental du véhicule électrique serait de 29 % à 65 % inférieur à celui du véhicule conventionnel et émettrait jusqu’à 80 % moins de gaz à effet de serre à partir de 300 000 km.

Selon M. Stéphane Campeau, technicien chez Véhicules électriques Simon André, « plusieurs véhicules dépassent les 300 000 km avec leur batterie d’origine ». Ce faisant, M. Campeau fait valoir que la majorité des fabricants offre désormais une garantie de batterie de 8 ans ou 160 000 km. La durée de vie des véhicules électriques de première génération semble d’ailleurs surpasser celle des véhicules à essence. L’exemple de la Chevrolet Volt « Sparkie » est plutôt éloquent. Cette voiture de 2012, appartenant maintenant à l’entreprise de Trois-Rivières, approche près d’un million de km parcourus sur la même batterie !

électriques
Chez Véhicules électriques Simon André, on prolonge la durée de vie des véhicules en assurant leur entretien, mais également en procédant au démantèlement de voitures accidentées et de batteries usagées afin de leur donner une seconde vie.

Donner une seconde vie

Chez Véhicules électriques Simon André, on ne fait pas que l’entretien des véhicules électriques, mais également le démantèlement des voitures électriques accidentées. Cette opération permet de disposer d’un inventaire de pièces pour les réparations et améliorations des véhicules de première génération. Par exemple, il est possible de faire remplacer sa batterie pour obtenir plus d’autonomie et ainsi prolonger la durée de vie du véhicule électrique.

« Notre entreprise récupère aussi les cellules des batteries pour fabriquer des unités stationnaires, c’est-à-dire des unités de recharge pouvant servir dans les milieux reculés où on n’a pas accès au service d’Hydro-Québec », explique M. Campeau. Il existe aussi un marché pour toutes les autres pièces d’occasion (ex. portes, lumières, parebrise, etc.).

« Au lieu de transporter les véhicules accidentés au centre de recyclage, d’enlever les minerais, les faire fondre et les raffiner pour récupérer la matière, on leur donne une seconde vie. C’est encore plus écologique », affirme fièrement le technicien.

Le mythe de l’autonomie de batterie

Entretien

Comme tout véhicule, les voitures électriques doivent faire l’objet d’un entretien adéquat afin d’optimiser la durée de vie de la batterie et du véhicule en général. « Le véhicule électrique sans entretien ça n’existe pas, c’est un mythe. Par contre, les besoins d’entretien sont moins fréquents », indique M. Campeau.

Selon M. Frédéric Vallée, mécanicien copropriétaire chez Trafic pneus et mécanique affilié à Point S, la plupart des centres d’entretien mécanique peuvent déjà accueillir les propriétaires de véhicules électriques. « Depuis des années, on s’adapte aux nouvelles technologies. On n’a pas le choix de suivre. Dans le temps, c’était la révolution quand les véhicules à essence sont passés du carburateur à l’injection. Aujourd’hui, on est apte à 100 % pour réparer les véhicules électriques et hybrides. »

L’installation progressive de bornes de recharge est une preuve de cette évolution des garages d’entretien mécanique. « Le garage dispose d’une borne de recharge pour véhicules électriques. Bientôt, tous les garages recommandés CAA vont en avoir une aussi », conclut M. Vallée.

1 COMMENTAIRE

  1. bonjour
    Est-ce possible pour l,auteur de metionner que le Canada compte pour 1.9% des emissions mondiales et que le Quebec y est pour 0.04% des emissions canadiennes.Ca donnerait une vue objective et ameiorerait la credibilite sans pour autant nuire a vos propos sur les voitures electriques.

    J,aimerais avoir une reponse de l,auteur de cette chronique.

    Merci

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