Par Stéphan Béland

courseconomie
Crédits : Lux Éditeur

Si nous parlons d’économie sociale, il faut – d’abord et avant tout – savoir ce qu’est l’économie et connaître le système économique dans lequel nous vivons. Rien de mieux pour ce faire que de lire le Petit cours d’autodéfense en économie – l’abc du capitalisme de Jim Stanford paru chez Lux Éditeur en 2011 (soulignons au passage les illustrations de Charb, pour le plaisir de l’œil, et la postface de Éric Pineault).

Et le système économique dans lequel on vit – le capitalisme – doit être étudié dans l’objectif, clairement identifié dans l’avant-propos de l’auteur, d’en assurer une meilleure compréhension par les gens ordinaires pour qu’ils puissent en tirer un certain bien-être. D’ailleurs, l’auteur ne laisse nul doute sur sa manière de penser en disant : « J’ose croire que l’humanité accouchera tôt ou tard d’une tout autre économie, où la majeure partie de la production ne sera pas assurée par des entreprises à but lucratif, et où le gros du travail ne sera pas effectué par des salariés. » (p. 71)

Stanford s’emploie donc habilement à favoriser l’acquisition de cette « meilleure compréhension » dans la majorité des 491 pages que compte l’ouvrage. Pour y arriver, il exploite l’idée fort pertinente et originale de présenter un schéma auquel de nouveaux éléments s’ajoutent au fur et à mesure que le texte expose les fondements de l’économie et les piliers du capitalisme, fait une démonstration limpide de la nature du capitalisme comme système et nous éclaire sur toute sa complexité.

Mais la force de l’ouvrage tient aussi à la réflexion vers laquelle l’auteur nous mène allègrement et sûrement en s’amusant, dans la dernière partie intitulée « Remettre en cause le capitalisme » (Jim Stanford ne cache nullement sa subjectivité!), à évaluer le capitalisme pour démontrer qu’il n’obtient pas la note de passage sur plusieurs plans : sécurité (emploi), égalité, environnement, démocratie (et responsabilité).

Mais, me direz-vous, si le capitalisme ne « passe pas le test », par quel système faudrait-il le remplacer? Pour mieux répondre à cette question, il faut lire la conclusion dans laquelle l’auteur nous présente douze principes propres à guider notre réflexion. Il suffit d’en mentionner quelques-uns pour attiser notre curiosité : « Le travail non rémunéré a aussi son importance », « Le secteur financier n’est pas productif en soi » ou « La science économique est une discipline essentiellement subjective, politique et chargée de valeurs ». Voilà! J’espère pour conclure que ce texte aura suffisamment allumé votre soif de savoir pour vous inciter à suivre ou à lire un petit cours d’autodéfense en économie!

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