Carol-Ann Rouillard, novembre 2018

L’automne prochain, j’ai déjà inscrit à mon agenda l’organisation d’une journée de cuisine pour transformer les légumes du jardin. Effectivement, devant le « tout va trop vite », la facilité d’acheter et de jeter lorsque l’on n’a pas le temps de transformer les trop nombreuses tomates de notre jardin ou que l’on ne sait pas comment réparer tel ou tel objet, la mise en commun des ressources apparaît comme une solution efficace et durable.

Des initiatives comme le répare-o-thon qui s’est tenu dans la région de Maskinongé s’inscrivent parfaitement dans cette veine. Un objet brisé ramasse la poussière à la maison depuis quelque temps ? Pas de problème ! Des bénévoles sur place ont mis à profit leurs compétences pour réparer toutes sortes d’objets et de vêtements. Un bel exemple concret d’économie sociale et de développement durable.

D’autres initiatives s’inscrivent également dans cette optique : les cuisines collectives, les soirées d’échange de vêtements que l’on ne porte plus, etc.

Ces actions menées par la communauté sont également une façon agréable et sympathique de faire un pied de nez au capitalisme et de montrer que nous ne travaillons pas seulement dans l’unique objectif d’acheter : nous changeons nos habitudes et notre identité en tant que consommatrices et consommateurs.

Il faut bien sûr y consacrer du temps et de la planification. Il faut des bénévoles disponibles et des citoyennes et des citoyens qui s’organisent pour s’y rendre parce qu’ils jugent que c’est important.

Soyons honnêtes, nous avons des tonnes d’objets en attente d’être réparés ou de longues listes de corvées à faire. Et trop souvent, il nous faut un catalyseur pour nous y mettre.

Alors pourquoi ne pas envisager ce genre d’initiatives sociales qui ont une grande valeur ? Les bénéfices sont nombreux : au-delà des simples économies générées par la réutilisation, il y a le renforcement du tissu social, la création de liens et d’amitiés, la connaissance résultant du transfert de savoir, pour ne nommer que ceux-là.

C’est aussi et surtout une bonne manière de réaliser un changement social pour l’environnement.

Qu’est-ce qu’on fait demain ?

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