Cet article s’inscrit dans le cadre du projet Proche en tout temps porté par Le Gyroscope et Le Périscope, deux organismes de la Mauricie venant en aide aux proches de personnes vivant avec des problématiques de santé mentale. Ce projet est rendu possible grâce au soutien financier de l’Appui Mauricie. Pour rejoindre l’équipe du projet Proche en tout temps, contactez-les par courriel au info@procheentouttemps.org.

Kathy Guilhempey, chargée de projet en communication pour Proche en tout temps, juin 2019

Que ce soit à cause de l’institutionnalisation ou de l’(auto-)stigmatisation, une personne aînée qui a vécu au cours de sa vie avec un problème de santé mentale sévère et persistant, a probablement connu des liens distendus, voire rompus, avec la communauté, y compris avec son entourage. Toutefois, il n’est jamais trop tard pour remettre sur le métier son ouvrage, afin de tisser de nouveaux liens ou de consolider ceux existants. Pour l’entourage, voici un bref aperçu de ce que la communauté peut apporter à son proche et à lui-même.

La communauté, c’est aussi bien le travail, le bénévolat, les centres de jour en santé mentale, les ressources intermédiaires, les clubs de loisirs, le voisinage que les commerçants du quartier où réside votre proche. Bref, tout lieu ou groupe de personnes qui permettent des contacts sociaux agréables, en plus de développer un sentiment d’appartenance.

Le rétablissement en santé mentale s’appuie sur 2 piliers fondamentaux : l’espoir et la mise en action. L’espoir est primordial : sans conviction qu’un rétablissement est possible à tout âge, la motivation sera absente. Toutefois, l’espoir sans mise en action n’est pas suffisant. Par mise en action, entendre poser des actes concrets comme se réapproprier son pouvoir d’agir, avoir des relations positives et s’inclure, chacun à sa façon, dans la communauté.

santé mentale aînés pions
Les liens tissés avec la communauté peuvent contribuer à aider les personnes aînées vivant avec des problèmes de santé mentale.

Mais pour se mettre en action, encore faut-il être dans un environnement favorisant l’autonomie : guider, assister au besoin, puis tranquillement rendre la personne autonome pour poser les actions qu’elle juge importantes. Évidemment, cela prendra plus de temps et d’encadrement que de faire à sa place. Mais c’est grâce à cela que pourra naître un puissant et irremplaçable sentiment de compétence chez le proche.

Le recours partiel aux ressources de la communauté est gagnant pour l’entourage, comme pour la personne aux prises avec la maladie mentale. Passés les premiers moments d’inquiétude (je confie mon proche à des personnes que je connais peu et qui le connaissent peu aussi : comment ça va se passer?), le court répit accordé à l’entourage est salutaire pour qu’il puisse à son tour, prendre soin de lui. Et pour la personne aînée s’ouvrent de nouvelles perspectives de croissance personnelle.

L’entraide par des personnes vivant elles aussi avec une maladie mentale est un puissant levier d’espoir grâce au partage d’expériences, et de croissance personnelle, les paroles de quelqu’un qui vit une réalité similaire à celle de votre proche ayant plus de poids que les paroles d’une personne étrangère à son vécu. Ces interactions peuvent l’aider à voir son parcours sous un autre angle, et l’encourager à se mettre en action.

Et parlant de changer de regard, reconsidérons les ressources communautaires. Les services offerts par le communautaire se sont largement professionnalisés dans les dernières années : les intervenants y sont formés et compétents, bien souvent passionnés, et au fait des dernières pratiques prometteuses. Ils sont donc des alliés de confiance sur le chemin du rétablissement de votre proche. La communauté est définitivement une option à considérer!

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