Par Karine Langlais

Le concept de commerce équitable prend son origine aux États-Unis dans les années 1940, alors que des liens solidaires sont établis avec des producteurs du Sud. Ce nouveau type de relation économique donne lieu à l’ouverture de différents commerces et à un essor considérable de la vente de produits équitables autant sur le continent américain qu’en Europe. Il faut toutefois attendre les années 1970 pour que le mouvement prenne réellement de l’ampleur.

La multiplication des organisations de commerce alternatif amène alors la création du World Fair Trade Organisation (WFTO), qui regroupe près de 350 producteurs, commerçants et détaillants partout dans le monde. Au Québec, en 1996, l’organisme Équiterre devient un pionnier dans la promotion de ce nouveau type de commerce en offrant des choix socialement équitables et en sensibilisant les citoyens, les organisations et les gouvernements à cette juste cause. Depuis, le mouvement a connu un tel essor dans notre province que les acteurs principaux ont décidé de créer une association autonome, soit l’Association québécoise du commerce équitable, qui est devenue une référence et une force incontournables dans le milieu.

Mais qu’est-ce que le commerce équitable exactement? Selon Oxfam, le commerce équitable se différencie du commerce conventionnel par un partenariat commercial fondé sur le dialogue entre les partenaires d’affaires permettant une compréhension juste de la réalité des deux parties, la transparence, ainsi que le respect du producteur. Clarifions cette définition qui peut sembler vague. Concrètement, ce type de commerce est un moyen de combattre les inégalités en suivant un modèle économique fondé sur l’application des principes du développement durable dans trois sphères : économique, sociale et environnementale. D’un point de vue économique, le commerce équitable permet aux producteurs de recevoir un juste prix pour le travail effectué et de réinvestir une partie des revenus dans la santé, l’éducation et le développement local de leur communauté. En ce qui concerne l’aspect social, il garantit des conditions de travail décentes et respectueuses de l’individu, de façon à éliminer toute forme d’esclavage ou de travaux forcés et à assurer le respect des normes de l’Organisation internationale du travail en ce qui a trait au travail des enfants. Enfin, sur le plan environnemental, il vise à réduire le plus possible les impacts liés à la production en valorisant des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement. Pour résumé, le commerce équitable ne tend pas vers un profit maximal de l’entreprise, mais prône l’idée de remettre l’économie au service de l’humain et de son environnement, deux aspects qui sont au cœur des préoccupations.

Dans la vie de tous les jours, la promotion du commerce équitable passe par la tenue d’activités de sensibilisation ou encore par la vente de produits équitables. Ces produits, qui sont aussi diversifiés que les pays desquels ils proviennent, en Afrique, en Asie et en Amérique latine, permettent d’améliorer les conditions de vie de près d’un million de producteurs de coton, de café, de thé, d’épices, de chocolat, de riz et de fruits, pour ne nommer que ceux-ci. Pour en faciliter la reconnaissance, ces produits sont identifiés par un logo, la plupart du temps celui de Fairtrade. De plus, ils sont accessibles dans une foule de commerces partout au Québec.

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