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Photo : Fanny Bloom

Le jeudi 2 juillet 2015, vers 20 h 30, Fanny Bloom aux cheveux turquoise, aux lèvres violettes et aux pieds nus faisait son entrée sur la scène. On avait dès lors un aperçu de son style unique, marginal et poétique, qui faisait écho à celui du très coloré Pierre Lapointe. Au piano, au centre de ses musiciens, Fanny a interprété avec passion ses compositions françaises (chapeau aux artistes qui osent faire porter leur voix dans notre langue parfois mal-aimée). Sa performance a été marquante de par la présence de Fanny envers son public, elle qui dansait et transmettait son énergie à la foule trifluvienne. D’ailleurs, la présentatrice a mentionné que l’artiste s’est fait tatouer le jour même dans notre ville, de quoi graver dans sa mémoire le souvenir de notre modeste municipalité. Si vous étiez absents ce soir-là, mais que vous étiez présents à n’importe quel autre moment du Festivoix, vous connaissez déjà Fanny Bloom : elle a interprété la chanson officielle du festival, « Piscine » !

 

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Photo : Pierre Lapointe

La programmation principale a su se faire attendre par la foule, mais Pierre Lapointe a finalement fait son entrée sur scène, portant un complet du nec plus ultra de la mode, pantalons rose bonbon et veston gris, l’air altier. Il a introduit son spectacle dès le début, clamant que ce dernier allait « changer nos vies ». Il a enchaîné avec d’entraînantes compositions de son nouvel album Punkt, un ingénieux amalgame de tristesse solitaire et de joie communicative, comme un oxymore étendu sur 16 chansons. La masse de spectateurs produisait un tel bruit qu’il était difficile de s’entendre chanter les paroles des chansons, mais Pierre, jouant son rôle de fier prince, affirmait que malgré notre enthousiasme, nous ne méritions pas encore son amour. Avant la dernière pièce du premier set, il nous a encouragés à tout donner, à danser, à crier à pleins poumons, à mériter son amour. Quelques secondes plus tard, on voyait deux vestes voler jusqu’à ses pieds. À la fin du morceau, il est resté stoïque, une expression d’insatisfaction sur le visage, puis il a quitté la scène sans cérémonie. Seuls les cris de la foule l’ont fait revenir au micro, l’amenant à interpréter une chanson avec ses musiciens, puis, après avoir quitté la scène une seconde fois, une ballade au piano, en toute simplicité.

Magali Boisvert, La Gazette de la Mauricie

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