Christine Poirier

1. Que devrions-nous retenir de vous ?

Mes racines sont dans Berthier-Maskinongé, principalement en Mauricie, où ma famille du côté maternel est installée depuis plusieurs générations. J’ai un triple parcours d’infirmière, de littéraire et d’entrepreneure. C’est l’entrepreneuriat qui m’a menée à la politique, car c’est par mon entreprise de vêtements d’allaitement que j’ai saisi toute l’importance des politiques publiques dans nos vies, que ce soient les congés parentaux ou les accords de libre-échange. Je m’engage parce que je veux en faire plus pour mes concitoyens.

2. Pourquoi briguez-vous le poste de député.e pour votre circonscription? Comment expliquez vous votre choix de parti?

Cela fait maintenant 5 ans que je suis très impliquée en politique, car je crois que c’est une des meilleures manières d’améliorer la vie de mes concitoyens et d’assurer un meilleur avenir aux générations futures. Mes fonctions de directrice des opérations pour le Parti libéral du Canada pour l’ensemble de la province du Québec m’ont emmenée à connaître la machine politique de l’intérieur et je souhaite pouvoir faire une différence pour les gens d’ici en étant assise à la table des décisions.

Notre gouvernement libéral a fait ses preuves au cours des quatre dernières années, en sortant notamment 300 000 enfants de la pauvreté grâce à l’Allocation canadienne pour les enfants. C’est un parti qui a à cœur les intérêts de la population et qui investit dans les gens, dans la classe moyenne, pour bâtir un avenir meilleur pour tous. On se souvient trop bien des années d’austérité et des coupes de Steven Harper. Je choisis d’avancer en misant sur les progrès accomplis.

3. Quelles actions comptez-vous poser pour répondre à l’urgence climatique? Êtes-vous favorable ou défavorable au passage au Québec d’oléoducs transportant des combustibles fossiles provenant de l’Ouest canadien ?

Il est primordial de protéger notre environnement et de lutter contre les changements climatiques. Le Parti libéral du Canada a un plan ambitieux pour bâtir des communautés plus vertes, plus écoénergétiques et abordables ainsi que pour protéger le patrimoine naturel de notre pays. Nous avançons vers un avenir carboneutre et atteindrons cet objectif d’ici 2050, en éliminant toutes les émissions de carbone ou en les compensant complètement grâce à des méthodes comme la plantation d’arbres pour absorber le carbone, qui fera en sorte que nos petits-enfants grandissent dans un monde sûr et habitable. Nous planterons 2 milliards d’arbres au cours des dix prochaines années. Par ailleurs, polluer au Canada ne sera plus gratuit. Tarifer la pollution permet de la réduire et de remettre plus d’argent dans les poches des Canadiens.

La plupart d’entre nous doivent malheureusement encore faire le plein de d’essence pour nous déplacer avec nos véhicules. Notre économie et notre qualité de vie dépendent encore de cette ressource, qui ne connaît pas de manière parfaitement sûre de se rendre jusqu’à nous. Cela étant dit, la position du Parti libéral du Canada sur des projets de construction d’oléoducs est claire : ils doivent obtenir l’assentiment de la population pour être réalisés. Les Québécois ont manifesté leur désaccord et le Parti libéral du Canada n’ira pas à l’encontre de leur volonté. Nous misons plutôt sur la construction de 5 000 nouvelles bornes de recharge pour des véhicules électriques à travers le pays, et sur des crédits à l’achat de véhicules à zéro émission.

4. Plusieurs acteurs économiques de la région revendiquent depuis plusieurs années la mise en place d’un lien ferroviaire avec un train grande fréquence (TGF) dans le corridor Québec-Windsor. Ce projet de VIA Rail passerait par Trois-Rivières. Qu’allez-vous faire pour accélérer le processus?

Le train à grande fréquence dans le corridor Québec-Windsor est un grand projet qui mérite notre attention. Le gouvernement libéral a alloué cette année 71 millions de dollars à de nouvelles études de faisabilité. Avec mes collègues de la Mauricie, nous suivrons de près l’évolution des études en cours et nous assurerons que les parties prenantes soient au courant de l’évolution du dossier pour limiter les délais inutiles et l’incertitude liée au démarrage des grands projets.

5. Les transferts fédéraux en santé représentent aujourd’hui environ 20% des dépenses des provinces en santé alors qu’ils ont déjà compté pour 50%. Que comptez-vous faire pour rétablir les transferts fédéraux en santé tout en respectant les champs de compétence du Québec?

Nous renforcerons le régime de soins de santé et veillerons à ce que chaque Canadien ait accès aux soins de haute qualité qu’il mérite. Pour plus d’une décennie, l’inaction des conservateurs a mis en péril l’avenir de notre régime public de soins de santé. Le gouvernement libéral a renversé cette tendance en signant de nouveaux accords sur la santé, qui prévoient des investissements de plusieurs milliards de dollars dans les soins et en en veillant à ce que les soins à domicile, les soins palliatifs et la santé mentale disposent du financement nécessaire pour améliorer concrètement la vie des gens. Six milliards de dollars supplémentaires seront investis dans les soins de santé au cours des quatre prochaines années. Ce financement dépendra des résultats et sera négocié avec les provinces et les territoires.

6. Quelle est votre position sur le rapport d’impôts unique?

Contrairement à ce que d’autres partis laissent entendre, il est impossible d’avoir un rapport d’impôts unique sans pertes d’emplois importantes pour le Québec, notamment à Shawinigan et à Jonquière. Nos centres fiscaux représentent 5 300 bons emplois, qui ont des retombées économiques importantes pour nos régions. De nombreux employés du centre fiscal de Shawinigan résident d’ailleurs dans Berthier-Maskinongé. Protéger leurs emplois est ma priorité.

7. La crise des médias continuent de retenir l’attention. Les géants du Web que sont notamment Google et Facebook siphonnent les revenus publicitaires des médias imprimés. Comptez-vous imposer les revenus de ces géants et exiger qu’ils paient leur juste part de l’information?

Oui, nous veillerons à ce que les géants du Web paient de l’impôt sur les recettes qu’ils génèrent au Canada. Nous travaillerons aussi à mettre en œuvre les recommandations de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) pour nous assurer que les sociétés numériques internationales dont les produits sont consommés au Canada perçoivent et versent la même taxe de vente que les sociétés numériques canadiennes.

8. Selon votre vision, quand, comment et par qui sera exécuté la gestion écoresponsable des déchets nucléaires et le démantèlement définitif de la centrale nucléaire de Gentilly-1, propriété du gouvernement fédéral ?

Il est primordial d’assurer la sécurité des citoyens et d’agir de manière réfléchie, informée et responsable. La gestion écoresponsable des déchets nucléaires et le démantèlement d’une centrale nucléaire n’est pas à prendre à la légère et je m’en remets aux spécialistes et aux experts en nucléaire pour répondre à cette question.

9. La crise de la pyrrhotite dure depuis plus de 10 ans dans la région. Que comptez-vous faire pour poursuivre ou augmenter le soutien du gouvernement fédéral en la matière?

La crise de la pyrrhotite est un drame humain et financier important dans la région. Au cours des quatre dernières années, le gouvernement libéral, contrairement au gouvernement précédent, s’est montré à l’écoute des citoyens affectés par la crise de la pyrrhotite, et a investi trente millions de dollars pour que les fondations de centaines de maisons affectées puissent être réparées, en plus de créer un centre de recherche sur la pyrrhotite à Trois-Rivières. Sachant que de nombreuses maisons n’ont pas été testées pour la présence de pyrrhotite, nous reconnaissons que le problème n’est pas entièrement réglé et que d’autres pistes de solutions doivent maintenant être envisagées. Je compte collaborer avec mes collègues François-Philippe Champagne et Valérie Renaud-Martin à Trois-Rivières pour que nous poursuivons le travail entamé par notre gouvernement. Je serai à l’écoute et collaborerai avec les diverses parties prenantes pour contribuer à l’allègement des soucis et à l’amélioration de la qualité de vie de nos concitoyens.

10. Si vous êtes élu.e le 21 octobre prochain, quelles seront vos priorités en tant que député.e?

Ma grande priorité est de faire avancer les projets des gens d’ici et de répondre à leurs besoins en étant une alliée fiable à Ottawa. Je m’engage à faire en sorte que les promesses contenues dans notre plateforme électorale se rendent jusqu’à Berthier-Maskinongé et s’y concrétisent : l’accès à Internet haute vitesse, l’aide aux agriculteurs et la protection de la gestion de l’offre, de même que les autres mesures d’investissement dans la réussite des régions rurales, pour que nous ayons des municipalités plus prospères.

11. Enfin, pourquoi devrions-nous voter pour vous?

J’ai les compétences, le dynamisme et la détermination nécessaires pour être l’alliée dont les citoyens de Berthier-Maskinongé ont besoin à Ottawa. Si j’ai l’honneur d’obtenir la confiance des citoyens le 21 octobre prochain, je travaillerai sans relâche pour bâtir un avenir meilleur pour tous.

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