Elizabeth Leblanc-Michaud, octobre 2019 

Il y a quelques semaines, on apprenait que la forêt amazonienne était la proie des flammes. Au Brésil seulement, plus de 4 699 km2 de forêt tropicale ont disparu depuis le début de l’année, et le nombre ne cesse d’augmenter. Alors qu’on attend toujours des gouvernements des mesures de protection à la hauteur du problème, le « poumon de la planète » continue de brûler. Mais qu’est-ce qui a bien pu mener à un désastre environnemental de cette ampleur en Amazonie ?

La faute de l’homme

Une proportion de 40 % de l’Amazonie se trouve sur le territoire du Brésil. Or, depuis janvier 2019 seulement, plus de 47 000 foyers d’incendie ont été déclarés dans la portion brésilienne de l’Amazonie, une augmentation de 67 % comparativement à l’année précédente selon l’Institut National de Recherche Spatiale du Brésil (INPE). Bien que l’on puisse croire que ces incendies résultent de longues périodes de sécheresse, la cause en serait plutôt le travail de l’homme et son appât du gain.

amazonie
Au Brésil, de plus en plus d’hectares de forêt tropicale sont détruits chaque année pour laisser place aux plantations de soya et à l’élevage bovin. Selon l’INPE, la déforestation aurait bondi de 67 % au Brésil depuis le début de l’année.

Une déforestation excessive

Le Brésil est le plus grand exportateur de bœuf et de soya au monde. Pour répondre à une demande toujours grandissante, on brûle de plus en plus d’hectares de forêts tropicales chaque année. Selon Romula Batista, chercheur chez Greenpeace, un peu plus de 65 % des terres déboisées en Amazonie seraient aujourd’hui occupées par des pâturages. Les activités agricoles comme la culture du soja utiliseraient quant à elles près de 6,5 % de la surface déboisée.

De graves répercussions

La déforestation massive au profit de l’agriculture a des répercussions majeures sur l’environnement. Non seulement met-elle de nombreuses espèces animales et végétales en danger, mais elle menace également la survie des peuples autochtones qui dépendent de ces ressources. Comme si ce constat n’était pas suffisamment inquiétant, la combustion du bois contribue à l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre, alors que les arbres, emportés par les flammes, sont de moins en moins nombreux à absorber le carbone dans l’atmosphère.

Que faire pour le « poumon de la Terre » ?

Afin de contribuer à protéger l’Amazonie, quelques options s’offrent à nous. On peut d’abord repenser nos habitudes alimentaires en arrêtant ou en diminuant de beaucoup notre consommation de viande, plus particulièrement celle issue de l’élevage bovin. On peut aussi boycotter les produits à base d’huile de palme (une autre cause importante de la déforestation en Amazonie) et ne choisir de consommer que des produits équitables. En terminant, il existe plusieurs pétitions en ligne, telle la campagne #actforamazonia de l’association all4trees ainsi que celle de l’avocat brésilien Gabriel Santos – qui exige l’ouverture d’une enquête déterminant les causes de l’augmentation des incendies en Amazonie – et celle lancée par Greenpeace en soutien aux revendications des peuples autochtones d’Amazonie.

À lire: Le Brésil de Bolsonaro

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